Dans les années 1950, existait déjà à Bordeaux, une Kevrenn Vourdel (bagad et cercle celtique) qui animait les réunions bretonnes en Gironde.  Durant l’année 2009 le cercle décide de changer de nom et vote à l’unanimité « KARANTEZ HA DAÑS » qui veut dire en breton “Amitié et Danse”. Ce nom représente très bien l’ambiance du groupe. Il est constitué d’une quinzaine de personnes, fluctuant au gré des départs et arrivées sur la région.

 

Le cercle celtique Karantez Ha Dañs, accompagné musicalement du bagad Ker Vourdel, présente sa joie de danser et son respect des traditions bretonnes. Il travaille en étroite collaboration avec le bagad afin de perfectionner les suites de danses traditionnelles bretonnes.

Pour acquérir la technique des pas de danse des terroirs choisis, des référents de la région Bretagne sont appelés. Des danseurs, au sein du cercle, utilisent leurs savoir faire et leur imagination pour pouvoir présenter sur scène de belles chorégraphies.  Au cours des répétitions hebdomadaires elles sont mises en place pour les animations ou les représentations en costumes traditionnels.La spécificité de ce groupe se trouve dans la diversité des costumes portés (Pays de l’Aven, Lorient, Loudéac, Pontivy, Pagan, Bigouden…).

Le cercle celtique Karantez Ha Dañs est adhérent à la confédération de Warl’Leur. La Confédération est une institution de la vie culturelle bretonne spécialisée notamment dans le patrimoine chorégraphique et le vestiaire traditionnel de Bretagne. Afin de promouvoir ce travail de recherche et de transmission, elle propose à ses groupes un classement annuel reposant sur le « visionnage ». 

La saison 2008-2009 a été une saison inoubliable pour le cercle Karantez Ha Dañs et pour le bagad Ker Vourdel, et les couleurs de l’Armor ont été représentées avec beaucoup de fierté sur différentes sorties.

Trois sorties pour le cercle ont été importantes, une à Ploemeur (Morbihan) où nous étions invités par la confédération Warl’Leur, la deuxième à Lorient (Morbihan) lors du Festival Interceltique du mois d’août, et la troisième à Concarneau (Finistère sud) lors du Festival des Filets Bleus. Durant ces trois prestations, le cercle a été visionné.  Classé en 3+ et c’est avec une immense joie et une réelle reconnaissance de la part de la confédération que le cercle Karantez Ha Dañs est passé en 2ème catégorie. Ce passage est historique pour le groupe, car c’est très difficile pour les groupes hors Bretagne.

 

Les costumes

Le collectage des costumes se faisant de plus en plus rare, les cercles celtiques fabriquent des copies en respectant les formes et les matériaux utilisés autrefois. Le savoir-faire des artisans d’autrefois est perpétué par la mise en place de stages de broderies, de perlage.
Le cercle celtique est un facteur d’évolution pour la danse, au même titre que les bagadoù dans le secteur de la musique.

Classement des Cercles Celtiques Adhérents à Warl’leur

Ce classement est établi à partir de ” visionnages “, effectués au cours de l’année, par une commission technique composée de moniteurs diplômés, référents de danses, membres du comité directeur ou représentant des fédérations départementales.

Le classement comporte 4 catégories dont la première est la plus élevée. Une cinquième catégorie existe pour les groupes ne désirant pas se produire sur scène ou en période transitoire d’inactivité .

L’évaluation pend en compte plusieurs critères :

– La technique et le style de la danse.

– La mise en scène chorégraphique

– Le port du costume (respect du costume et de la coiffure)

– L’accompagnement musical

– Aisance et prestance naturelles

– …

Le maintien de la catégorie pendant un an maximum peut être décidé par le comité technique si le cercle ne peut pas être visionné.

L’accompagnement musical fait partie du spectacle doit être pensé conjointement .
Les mouvements chorégraphiques doivent tenir compte des contraintes imposées par les costumes.

Un minimum de deux visionnages dans l’année est nécessaire pour cette évaluation. Le niveau d’ensemble augmente d’année en année et conserver une catégorie élevée implique plus de rigueur dans la technique et la chorégraphie et un ensemble homogène.
Le terroir de danses n’est pas imposé.